EPHEMERIDE

Chers amis des cejourdhui,

 

 

La grande Librairie d'hier au soir m'a tellement enchantée que je me vois obligée de faire un faux départ.

J'ai adoré les colères poétiques de Sylvain Tesson et de Jean-Pierre Siméon. Ces deux là soulèvent des montagnes, allument des étoiles et c'est du sérieux!

Les deux autres invités, Olivier Frébourg et Catherina Kalda étaient des pépites, il y avait des regards amoureux qui circulaient entre eux, on a vu toute la différence entre le mental et le coeur

Voici le lien si vous l'aviez loupée. (disponible jusqu'au 30 juillet)

https://www.france.tv/france-5/la-grande-librairie/la-grande-librairie-saison-13/2551375-emission-du-mercredi-30-juin-2021.html

La coïncidence était telle par rapport à mon envoi d'hier matin que je me suis sentie invitée sur le plateau!

Oui, dit Delphine Horvilleur, la vie a le dernier mot, et oui la poésie a dans cette vie, le dernier mot.

Merci à ces solitaires intempestifs lucides et  joyeux !

Bon, allez ,"Je vais m'acheter un cheval et m'en aller" (A.Rimbaud)

Anny C.

" Plus c'est poétique, plus c'est réel" Novalis

Un été avec Rimbaud - broché - Sylvain Tesson - Achat Livre ou ebook | fnac     Equateurs Editions on Twitter: "Coup de cœur de @JeanLouisEzine, dans le #MasqueEtLaPlume sur @franceinter, pour le livre d'Olivier Frébourg : "Un si beau siècle" : https://t.co/ydB5UHi52s…
 https://t.co/bFJ9MCyCcp"Sermons joyeux - broché -
 Jean-Pierre Siméon - Achat Livre | fnac

A mesure que le temps passe, je mesure le temps qui passe...https://youtu.be/4EjjXE6ctDs... 

Les mystères de la cathédrale de Reims : l'ange au sourire - Episode 9

Les cejourd'hui ont commencé le premier septembre 2018 par ce texte de Pessoa extrait de l'Intranquillitéque vous pouvez retrouver sur  www.annycejourdhui.fr) et que je cite en partie ici:

"Vivre c'est être un autre, et sentir n'est pas possible si l'on sent aujourd'hui comme l'on a senti hier: sentir aujourd'hui la même chose qu'hier, cela n'est pas sentir - c'est se souvenir aujourd'hui de ce qu'on a ressenti hier, c'est être aujourd'hui le vivant cadavre de ce qui fut hier la vie, désormais perdue.Tout effacer sur le tableau, du jour au lendemain, se retrouver neuf à chaque aurore, dans une virginité perpétuelle de l'émotion - voilà, et voilà seulement ce qu'il vaut la peine d'être, ou d'avoir, pour être ou avoir ce qu'imparfaitement nous sommes."

Le 30 Juin 2019, je vous ai quittés avec une citation de Sylvain Tesson qui disait quechaque matin il faisait ses ablutions littéraires en écrivant son journal, en lisant, en prenant des notes.


Le premier septembre 2019, je vous ai retrouvés avec cette citation des frères Dardelles :"Si vous cherchez le style, vous n'aurez que la mort mais si vous cherchez la vie, vous aurez le style"!

Le 30 juin 2020, je vous ai de nouveau quittés avec  les vacances de Mr Hulot et un clin d'oeil à Sempé qui avait si brillamment accompagné les jours..Expo Sempé au Musée Mer Marine de Bordeaux

Le premier septembre 2020, je suis fidèlement revenue avec  Pascal Quignard "J'aime les livres, j'aime leur monde,j'aime être dans la nuée que chacun d'eux forme,qui s'élève,qui s'étire.J'aime à poursuivre la lecture.J'éprouve de l'excitation à en retrouver le poids léger et le volume dans l'intérieur de la paume.J'aime vieillir dans leur silence, dns la longue phrase qui passe sous les yeux.C'est une rive bouleversante, à l'écart du monde, mais qui n'intervient en aucune façon.C'est un chant solitaire que seul celui qui lit entend."

Cœur d'amour Snoopy – autocollant dessin animé amovible en vinyle décoration pour mur, voiture, iPad, MacBook, laptop, vélo, casque, petits appareils, instruments de musique, moto, valise: Amazon.fr: Cuisine & MaisonEt ce 30 juin 2021, je vous quitte encore une fois pour deux mois, consciente du chemin parcouru avec vous chaque matin, avec la juste note fruitée de mon caf
Je vous remercie, amis de par le monde, pour cette cor-respondance silencieuse et présente, sensible et souriante, profonde et légère, bienveillante et curieuse,diversifiée en textes, images et musiques, de concert  qui, donnant le la aux jours les a ensoleillés même en temps de pluie.

Sur le quai de l'été 2021, je vous offre en partage de svaleurs sûres:L'été chanté par Bernard Lavilliers:  https://youtu.be/zMA9QL5WZzs  

sous ce soleil Van Gogh: le peintre du soleil - Franciscains du Canada inégalé de Van Gogh, et parce que comment l'éviter? 

 

J’ai embrassé l’aube d’été.

Rien ne bougeait encore au front des palais. L’eau était morte. Les camps d’ombres ne quittaient pas la route
du bois. J’ai marché, réveillant les haleines vives et tièdes, et les pierreries regardèrent, et les ailes
se levèrent sans bruit.

La première entreprise fut, dans le sentier déjà empli de frais et blêmes éclats, une fleur qui me dit son nom.

Je ris au wasserfall blond qui s’échevela à travers les sapins : à la cime argentée je reconnus la déesse.

Alors je levai un à un les voiles. Dans l’allée, en agitant les bras. Par la plaine, où je l’ai dénoncée au coq.
A la grand’ville elle fuyait parmi les clochers et les dômes, et courant comme un mendiant sur les quais de marbre,
je la chassais.

En haut de la route, près d’un bois de lauriers, je l’ai entourée avec ses voiles amassés, et j’ai senti un peu
son immense corps. L’aube et l’enfant tombèrent au bas du bois.

Au réveil il était midi.

Arthur Rimbaud, Illuminations

 

&

 

Embrassez l'aube d'été avec autant de grâce,chers amis,

je vous dis à septembre, avec joie!

 

Anny C et 
SnoopyGlobalArt Instagram posts (photos and videos) -
 Picuki.com

www.annycejourdhui.fr

 

 

 

 

"Le langage est la seule résurrection pour ce qui a disparu.
(...)

Deux passés peuvent être confrontés: Le passé comme théophanie. Le passé comme deuil.

(...)

1. Le passer-à-Jamais, l'aller dans l'autre monde, le deuil, la poussière, les enfers mésopotamiens, le schéol juif. Comme le laisse entendre le mot hébreu, il s'agit simplement d'une poubelle municipale. Il s'agit d'un auto-nettoiement social (une “ expulsion ” de déchets à ne pas faire revenir).
2. Le passé de ce monde comme printemps à faire sans cesse revenir.

(...)

Au Japon ancien, lors des fêtes nues les jeunes gens (c'est à dire les hommes dans leur printemps) se dénudaient entièrement dans la bise ou la tempête ou la neige, nouaient un simple bandeau blanc sur leur front et, glissant sur la glace, s'efforçaient de réparer a crise cosmique du solstice, de reféconder la nuit avec leur sexe dressé jaillissant pour renouveler la force temporelle et réimpulser le cycle saisonnier.'

Pascal Quignard/Sur le JADIS.

Commentaires

25.01 | 07:56

MAGISTRAL, DEVOS

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06.08 | 15:40

Bonjour Anne Marie,

Quel plaisir d'écouter Pascal Quignard, que je n'ai jamais réussi à lire, je vais essayer à nouveau avec "l'Homme au trois lettres".

marc

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13.07 | 17:23

plus de cejourdhui! horreur et damnation, poussée de fièvre; je n'avais pas vu ce dernier et me consolais dans Talents et en égrenant tes délicieuses arilles

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29.01 | 10:27

pensées éphémères - non non non elles restent gravées dans les coeurs de + en + profondes avec le temps qui passe Rose-Marie

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