Beauté du jour

AUBE

Au réveil, une estampe céleste offre à ma vue de rares gris caressés d’effacements parme, œuvre de génie du papillon peintre de la nuit. Belle surprise en réponse à mon regard sur son vol gracile fondu dans l’espace !

Tremblent quelques branches d’olivier. Il y a une respiration- mimosa.

-Tiens, un oiseau chante (le premier de cette aube ensommeillée). 

Le silence domine un roucoulement lointain, le coq n’a pas encore affirmé sa présence. Des vagues de gris velours viennent de s’éclairer en un rose d’or que je n’avais jamais vu avant cette aube de fin d’été, aquarelle qui ne se fixe pas mais coule en espaces bleutés, présages de la clarté du jour dans des grappes nonchalantes de nuées aux formes réservées à l’éveil. Chaque seconde compte.

Un oiseau traverse l’estampe, fend la toile, s’élève dans les airs quand un filet de lumière argentée dévoile une nouvelle nudité mariale. Les arbres en rameaux célèbrent la naissance du jour.

Une cloche teinte. 

Je compte les coups. 

Le coq chante. 

 

L’aube a passé

 

ANNY C.

REBUS ET ENTRELACS

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Commentaires

25.01 | 07:56

MAGISTRAL, DEVOS

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06.08 | 15:40

Bonjour Anne Marie,

Quel plaisir d'écouter Pascal Quignard, que je n'ai jamais réussi à lire, je vais essayer à nouveau avec "l'Homme au trois lettres".

marc

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13.07 | 17:23

plus de cejourdhui! horreur et damnation, poussée de fièvre; je n'avais pas vu ce dernier et me consolais dans Talents et en égrenant tes délicieuses arilles

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29.01 | 10:27

pensées éphémères - non non non elles restent gravées dans les coeurs de + en + profondes avec le temps qui passe Rose-Marie

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