EPHEMERIDE

Il aura donc fallu décapiter le corps enseignant pour lui redonner sa dignité.  Anny C.


Giovanni DO, " Un Maître et son élève" | Le site officiel du musée des Beaux-Arts de Bordeaux

                 Giovanni DO le maître et son élève (XVII)

 

          Et maintenant nourrir l'esprit d'ouverture ...

         "Dans nos existences antérieures nous avons tous été terre, pierre, rosée, vent, eau, feu, mousse, arbre, insecte, poisson, tortue, oiseau et mammifère." Thich Nath Hanh, citant le Bouddha: Citation mise en exergue du dernier livre de Mathieu Enard, "Le banquet annuel de la confrérie des fossoyeurs"qui m'intrigue et que je vais savourer. Le livre a été présenté à LGL et aussi chez Mollat. (J'ai vécu dans la région où ce roman se passe et très exactement dans le même village Ste Pezenne. Je connais parfaitement l'abbaye de Maillezais, figure de l'abbaye de Thélème, alors... comment ne pas me régaler d'un style qui flirte avec celui de Rabelais.) "Aime et fais ce que voudras"(Gargantua)

           à suivre...

         "On écrit toujours avec d'autres livres" Mathias Enard : "J'essaie de nourrir ma langue de l'étranger"Mathieu Enard

 

Charles BAUDELAIRE
1821 - 1867

Élévation

Au-dessus des étangs, au-dessus des vallées,
Des montagnes, des bois, des nuages, des mers,
Par delà le soleil, par delà les ésthers,
Par delà les confins des sphères étoilées,

Mon esprit, tu te meus avec agilité,
Et, comme un bon nageur qui se pâme dans l'onde,
Tu sillonnes gayement l'immensité profonde
Avec une indicible et mâle volupté.

Envole-toi bien loin de ces miasmes morbides ;
Va te purifier dans l'air supérieur,
Et bois, comme une pure et divine liqueur,
Le feu clair qui remplit les espaces limpides.

Derrière les ennuis et les vastes chagrins
Qui chargent de leur poids l'existence brumeuse,
Heureux celui qui peut d'une aile vigoureuse
S'élancer vers les champs lumineux et sereins ;

Celui dont les pensers, comme des alouettes,
Vers les cieux le matin prennent un libre essor,
- Qui plane sur la vie, et comprend sans effort
Le langage des fleurs et des choses muettes !

CONJUGAISON

 

Je n'ai pas peur d'être une femme

je n'ai pas besoin que l'on m'aide

à remonter ma jupe après avoir pissé

à sécher mes voilures

 

sur les quais plein-soleil

 

Je ne suis pas fragile



D'un revers de paupière

je peux changer 

le goût de l'eau

le cours du fleuve

la source du temps

 

J'ai la force d'être une femme

défiant la vie en césarienne

abolissant le règne

des taureaux et du fer.

 

JULIEN DELMAIRE (Rose-Pirogue)

Commentaires

06.08 | 15:40

Bonjour Anne Marie,

Quel plaisir d'écouter Pascal Quignard, que je n'ai jamais réussi à lire, je vais essayer à nouveau avec "l'Homme au trois lettres".

marc

...
13.07 | 17:23

plus de cejourdhui! horreur et damnation, poussée de fièvre; je n'avais pas vu ce dernier et me consolais dans Talents et en égrenant tes délicieuses arilles

...
29.01 | 10:27

pensées éphémères - non non non elles restent gravées dans les coeurs de + en + profondes avec le temps qui passe Rose-Marie

...
19.05 | 17:23

Suite - … Je le trouve nettement plus fort par rapport à sa forme interrogative. Merci . marc

C'est tout..........,

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