EPHEMERIDE

Dans l’esprit de Noël

"L’homme se relevait et allait s’en aller lorsqu’il aperçut au fond, à l’écart, dans le coin le plus obscur de l’âtre, un autre objet. Il regarda, et reconnut un sabot, un affreux sabot de bois le plus grossier, à demi brisé et tout couvert de cendre et de boue desséchée. C’était le sabot de Cosette. Cosette, avec cette touchante confiance des enfants qui peut être trompée toujours sans se décourager jamais, avait mis, elle aussi, son sabot dans la cheminée. C’est une chose sublime et douce que l’espérance dans un enfant qui n’a jamais connu que le désespoir. Il n’y avait rien dans ce sabot. L’étranger fouilla dans son gilet, se courba et mit dans le sabot de Cosette un louis d’or. Puis il regagna sa chambre à pas de loup. » 
Victor Hugo  Les Misérables "J'ai mis six mois pour baigner ce livre de lumière"

Victor Hugo a soixante ans lorsqu’il achève la rédaction des Misérables. Dès sa parution en 1862, les lecteurs s’arrachent le livre. En octobre, dans une lettre adressée à son éditeur italien, Victor Hugo écrit : 

"Vous avez raison, Monsieur, quand vous me dites que le livre Les Misérables est écrit pour tous les peuples. Je ne sais s’il sera lu par tous, mais je l’ai écrit pour tous. Il s’adresse à l’Angleterre autant qu’à l’Espagne, à l’Italie autant qu’à la France, à l’Allemagne, autant qu’à l’Irlande, aux républiques qui ont des esclaves aussi bien qu’aux empires qui ont des serfs. Les problèmes sociaux dépassent les frontières. Les plaies du genre humain, ces larges plaies qui couvrent le globe, ne s’arrêtent point aux lignes bleues ou rouges tracées sur la mappemonde. À l’heure, si sombre encore, de la civilisation où nous sommes, le misérable s’appelle l’homme, il agonise sous tous les climats, et il gémit dans toutes les langues".

Si vous êtes curieux et prenez un peu de temps, vous saurez tout, tout, tout sur Les Misérables par Agnes Spiquel ... professeur émérite de littérature française à l'Université de Valenciennes. Agnès Spiquel s'est consacrée d'abord à Victor Hugo et au romantisme ; puis à Albert Camus, son oeuvre, ses  engagements, ses rapports avec l'Algérie.

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Commentaires

25.01 | 07:56

MAGISTRAL, DEVOS

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06.08 | 15:40

Bonjour Anne Marie,

Quel plaisir d'écouter Pascal Quignard, que je n'ai jamais réussi à lire, je vais essayer à nouveau avec "l'Homme au trois lettres".

marc

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13.07 | 17:23

plus de cejourdhui! horreur et damnation, poussée de fièvre; je n'avais pas vu ce dernier et me consolais dans Talents et en égrenant tes délicieuses arilles

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29.01 | 10:27

pensées éphémères - non non non elles restent gravées dans les coeurs de + en + profondes avec le temps qui passe Rose-Marie

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