EPHEMERIDE

la ville est rouge comme un feu vert
Les Feux

Orange, tu passes,
orange léger,
orange légère,
orange, tu deviens cerise,
Ne soyons pas surpris,
Ne soyons pas surprise…

Vert, orange, rouge,
les feux sont des fruits,
des cœurs qui scintillent,
au coin de ma rue.

Rouge, vert, orange,
dans les soirs de brume,
dans les nuits de plume,
les feux sont des songes
au bout des trottoirs.

Je m'arrête au rouge,
une rose bouge
dans l'or du matin.

Au vert, je m'en vais,
je m'en vais au vert,
je m'éloigne vers
des feuilles de jade,
un ciel de salade…
adieu, la cité.
Le vert, c'est l'été.


PIERRE GAMARRA

PIERRE GAMARRA

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Commentaires

06.08 | 15:40

Bonjour Anne Marie,

Quel plaisir d'écouter Pascal Quignard, que je n'ai jamais réussi à lire, je vais essayer à nouveau avec "l'Homme au trois lettres".

marc

...
13.07 | 17:23

plus de cejourdhui! horreur et damnation, poussée de fièvre; je n'avais pas vu ce dernier et me consolais dans Talents et en égrenant tes délicieuses arilles

...
29.01 | 10:27

pensées éphémères - non non non elles restent gravées dans les coeurs de + en + profondes avec le temps qui passe Rose-Marie

...
19.05 | 17:23

Suite - … Je le trouve nettement plus fort par rapport à sa forme interrogative. Merci . marc

C'est tout..........,

...
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