EPHEMERIDE

Sur le vieux tapis fleurissait le soi.

La maison avait changé d'adresse

ma photo avait changé de place

la table avait été pliée derrière la porte

la chaise de mon père, aussi

seul le vieux tapis fleurissait le sol



Je t'ai trouvée enfin

dans un jardin nu

avec ton grand châle noir

l'esprit en dérive

enfilée dans tes prières

l'âge cousu sur le visage.



J'ai cru serrer un palmier agonisant

Puis dans mes bras

j'ai reconnu ma mère.
Salah Al Hamdani

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Commentaires

06.08 | 15:40

Bonjour Anne Marie,

Quel plaisir d'écouter Pascal Quignard, que je n'ai jamais réussi à lire, je vais essayer à nouveau avec "l'Homme au trois lettres".

marc

...
13.07 | 17:23

plus de cejourdhui! horreur et damnation, poussée de fièvre; je n'avais pas vu ce dernier et me consolais dans Talents et en égrenant tes délicieuses arilles

...
29.01 | 10:27

pensées éphémères - non non non elles restent gravées dans les coeurs de + en + profondes avec le temps qui passe Rose-Marie

...
19.05 | 17:23

Suite - … Je le trouve nettement plus fort par rapport à sa forme interrogative. Merci . marc

C'est tout..........,

...
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