EPHEMERIDE

PRINTEMPS DES POETES
"Alors on te baignait dans l’eau-de-feuilles-vertes ; et l’eau encore était du soleil vert ; et les servantes de ta mère, grandes filles luisantes, remuaient leurs

jambes chaudes près de toi qui tremblais…

(Je parle d’une haute condition, alors, entre les robes, au règne de tournantes clartés.)

Palmes!et la douceur

d’une vieillesse des racines…

……………………………………………………...

II

Et les servantes de ma mère, grandes filles luisantes... Et nos paupières fabuleuses… Ô

clartés ! ô faveurs !

Appelant toute chose, je récitai qu’elle était grande, appelant toute bête, qu’elle était belle et bonne.

Ô mes plus grandes

fleurs voraces, parmi la feuille rouge, à dévorer tous mes plus beaux

insectes verts ! Les bouquets au jardin sentaient le cimetière de famille. Et une très petite sœur était morte : j’avais eu, qui sent bon, son cercueil d’acajou

entre les glaces de trois chambres. Et il ne fallait pas tuer l’oiseau-mouche d’un caillou…

………………………………..

(début de III:

On appelle ..J'irai…Je parle dans l’estime.

–Sinon l’enfance, qu’y avait-il alors qu’il n’y a plus ?…

……………………..

(fin de II:

Et aussitôt mes yeux tâchaient à peindre

un monde balancé entre des eaux brillantes, connaissaient le mât lisse des fûts, la hune sous les feuilles, et les guis et les vergues, les haubans de liane,

où trop longues, les fleurs s’achevaient en des cris de perruches."

ST JOHN PERSE

Écrire un nouveau commentaire: (Cliquez ici)

123siteweb.fr
Caractères restants : 160
OK Envoi...
Voir tous les commentaires

Commentaires

25.01 | 07:56

MAGISTRAL, DEVOS

...
06.08 | 15:40

Bonjour Anne Marie,

Quel plaisir d'écouter Pascal Quignard, que je n'ai jamais réussi à lire, je vais essayer à nouveau avec "l'Homme au trois lettres".

marc

...
13.07 | 17:23

plus de cejourdhui! horreur et damnation, poussée de fièvre; je n'avais pas vu ce dernier et me consolais dans Talents et en égrenant tes délicieuses arilles

...
29.01 | 10:27

pensées éphémères - non non non elles restent gravées dans les coeurs de + en + profondes avec le temps qui passe Rose-Marie

...
Vous aimez cette page