EPHEMERIDE

IN MEMORIAM
Demeure auprès de moi quand se meurt ma lumière,
Que le sang glisse à peine, et qu'une acre douleur
Pique ou brille les nerfs, quand se pâme le cœur.
Que tout l'être languit comme à l'heure dernière.

Demeure, quand en moi la mortelle matière
Est en proie à des maux qui détruisent la foi,
Lorsque l'œuvre du Temps parait fureur sans loi,
La vie une Furie à torche incendiaire.

Demeure à mes côtés quand ma foi va tarir,
Quand les hommes pour moi sont des mouches d'automne
Dont l'essaim pond ses œufs, vole, pique, bourdonne,
Et tresse un abri frêle avant que de mourir.

Demeure à mes côtés ; et, le terme approchant,
Montre à mes sens la fin de l'humaine agonie,
Et, sur le bord extrême et sombre de la vie,
L'aube de ce grand jour qui n'a point de couchant.
TENNYSON

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Commentaires

06.08 | 15:40

Bonjour Anne Marie,

Quel plaisir d'écouter Pascal Quignard, que je n'ai jamais réussi à lire, je vais essayer à nouveau avec "l'Homme au trois lettres".

marc

...
13.07 | 17:23

plus de cejourdhui! horreur et damnation, poussée de fièvre; je n'avais pas vu ce dernier et me consolais dans Talents et en égrenant tes délicieuses arilles

...
29.01 | 10:27

pensées éphémères - non non non elles restent gravées dans les coeurs de + en + profondes avec le temps qui passe Rose-Marie

...
19.05 | 17:23

Suite - … Je le trouve nettement plus fort par rapport à sa forme interrogative. Merci . marc

C'est tout..........,

...
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